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About Vincent Giguère

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Dans l’atelier de peinture des Sœurs de la Charité de Québec

Sœur Marie-de-l’Eucharistie, s.c.q. (Marie-Elmina Lefebvre). L’Agonie du Christ ou Jésus au Jardins des oliviers Premier quart du XXe siècle. Musée de la civilisation, don des Sœurs de la Charité de Québec. Photo Jacques Caron, Sœurs de la Charité de Québec.

À la fin de l’année 2010, les religieuses de la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec ont donné au Musée de la civilisation 111 peintures et 34 œuvres sur papier provenant de leurs collections. Celles-ci sont rattachées à l’histoire de l’atelier de peinture fondé en 1874 par sœur Marie-de-l’Eucharistie (Marie-Elmina Lefebvre, 1862-1946) à la Maison Mère-Mallet à Québec. Cette donation constitue un fonds représentant l’histoire de la pratique de l’art pictural chez les religieuses, mais aussi un ensemble important de données sur l’histoire de la diffusion des beaux-arts dans les paroisses québécoises. À elle seule, Marie-de-l’Eucharistie aurait produit 327 œuvres dispersées dans plus de 70 villes et paroisses du Québec, de l’Ouest canadien et de la Nouvelle-Angleterre. À cela s’ajoute quelques 70 ou 100 dessins, portraits, peinture sur soie pour des bannières, drapeaux et tapisseries. Elle demeure active jusque son décès en 1946. Sœur Marie-de-l’Eucharistie, peintre et maître d’atelier Sœur Marie-de-l’Eucharistie est la première religieuse de la communauté à prendre en charge l’atelier de peinture des Sœurs de la Charité de Québec, où elle peint et enseigne les arts à ses consœurs et aux jeunes filles de l’orphelinat d’Youville. Elle fut l’élève d’Eugène Hamel (1845-1932), de Charles Huot (1855-1930) et de Robert Wickenden (1861-1931) [hyperlien anglophone]. Un peintre allemand nommé Veildenbagn lui aurait enseigné la restauration. La communauté lui permet d’effectuer des voyages d’études dans les musées de beaux-arts de Washington, Boston, Providence et New York. […]

By |4 février 2011|Archives et collections|2 Comments

Partir… sur la route des collections des francophones d’Amérique

Les francophones sont-ils sédentaires ou un peuple migrateur? Depuis les tous débuts de l’émigration française du XVIIe siècle, force est de constater que l’Amérique est un « continent qui bouge », pour reprendre les mots du concept de l’exposition. En effet, depuis la venue des Récollets, des Jésuites, des Augustines et des Ursulines ainsi que des premiers colons Louis Hébert et Guillaume Couillard, les francophones ont toujours poursuivi leur migration sur le territoire Nord Américain. Que ce soit pour explorer et conquérir le territoire, convertir, faire la guerre, chercher du travail, partir en vacances ou subir la déportation ou le grand dérangement imposé par la Couronne, les francophones laissent derrière eux un patrimoine riche et précieux qui témoigne à la fois des phénomènes et des événements constitutifs des identités locales et communautaires, mais aussi d’une identité commune à tous les francophones d’Amérique. Les quelques 150 objets présentés dans la nouvelle exposition permanente Partir sur la route des francophones (au Musée de l’Amérique française) ont été choisis auprès de 23 collections institutionnelles et privées du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, et des États américains du Maine, du Rhode Island, du Michigan, du Missouri, et du Dakota du Nord. Les collections nationales sous la garde du Musée de la civilisation ont été mises à profit en présentant 51 objets. Les pièces sont principalement de nature ethnologique et sont composées de matériaux très diversifiés (métaux, matières organiques, etc.). On compte aussi quelques peintures, sculptures, photographies, œuvres sur papier, livres, manuscrits et documents d’archives.

Ensemble de baptême et cahier de dessins. Début du 20e siècle Collection Caroline Pease.

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