Blogue MCQ

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La culture numérique à portée de tous

By |28 mars 2018|

Les guides-médiateurs dans le nouveau MLab Résolument intéressé aux nouvelles technologies depuis sa fondation, le Musée de la civilisation fait un pas de plus vers la culture numérique à l’occasion de son 30e anniversaire. Derrière ses grands murs de pierre bien concrets, il s’anime ces jours-ci d’un esprit en apparence moins tangible… mais certainement pas moins réel! Une exposition alliant collections, technologies et émotions, des conférences d'envergure mondiale, et l’inauguration d’un laboratoire de création et d’innovation numériques témoignent avec audace de la volonté du Musée de s’affirmer comme intervenant incontournable de la communauté en matière de création et d’expérimentation numérique. « Le numérique, ce ne sont pas que des outils, des logiciels ou des machines », rappelle Ana-Laura Baz, coordonnatrice de l’engagement numérique du Musée. « C’est aussi une manière de penser, d'agir en société ou au travail. C’est ce qu’on appelle la culture numérique. » Numérisation et impression 3D d'objets de collection C’est dans l’objectif de faciliter l’appropriation des technologies et de la culture numériques que le Musée inaugure, ce 4 avril, le MLab Creaform. Mettant à disposition les plus récents outils technologiques, comme les fablabs et medialabs qui l’ont inspiré, ce laboratoire est avant tout un milieu d’expérimentation, qui mettra en relation le grand public, les gens du Musée, et des acteurs des milieux de l’éducation, entrepreneurial, artistique, culturel et académique. Toujours centré sur l’humain, son apprentissage et le renouvellement de ses pratiques, le MLab Creaform proposera des contextes pour se développer personnellement et collectivement, tout en découvrant notamment la programmation, la robotique, la modélisation et l’impression 3D. Cette expérience pour le visiteur s'ajoutera à celles déjà intégrées dans de nombreuses expositions du Musée, dont Sortir de sa réserve : 400 objets [...]

Les conservateurs s’exposent

By |13 mars 2018|

Pour quelles raisons est-ce qu’on collectionne toutes sortes d’objets? À quoi cela sert-il? Comment est-ce représentatif de la société? Qui choisit ce qu’on garde? C’est pour répondre à toutes ces questions que les conservateurs du Musée proposent des visites commentées exceptionnelles de la toute nouvelle exposition Sortir de sa réserve: 400 objets d’émotion. Mettant en vedette le lien émotif qui unit toute notre société à l’immense diversité des collections du Musée de la civilisation, et aux quelque 650 000 objets, documents, archives et spécimens de sciences naturelles qu’elles contiennent, l’exposition est l’occasion de mieux comprendre le rôle du Musée dans la conservation du patrimoine québécois. Et quoi de mieux, pour expliquer cette mission-là, que de demander aux personnes qui l’accomplissent au quotidien? « C’est une occasion rarissime de parcourir une exposition avec ceux qui conseillent, qui entretiennent, et qui étudient les objets pour mieux les connaître et mieux connaître notre société », précise Martin Le Blanc, chargé de projet de ces visites exceptionnelles, qui auront lieu mensuellement à compter du 21 mars prochain. Il s’imposait d’ailleurs spontanément à l'esprit d’entamer cette série avec le conservateur Vincent Giguère, coresponsable, entre autres, des collections de patrimoine religieux, et toujours impliqué de près lorsqu’il est question de l’histoire du Séminaire de Québec, l’une des premières institutions de notre société. Également responsable de plusieurs autres secteurs de collectionnement, Vincent proposera une visite de l’exposition qui mettra l’accent sur la culture visuelle, les beaux-arts et l’art religieux. Les visites auront lieu les 21 et 24 mars prochains, à 14 h et 15 h 30. Il est nécessaire de réserver une place (gratuit avec droits d’entrée au Musée) par téléphone au (418) 643-2158. Consulter la fiche de l'activité.

On a fait le tour de la tête…

By |21 février 2018|

En entrant dans l’expo Cerveau à la folie, on se sent déjà tiraillé : quel parcours emprunter? Où est le début? Où est la fin? Ce n’est pourtant pas une erreur ; c’est toute la complexité du cerveau qui est illustrée ainsi, jusqu’au 11 mars… Depuis le fonctionnement interne du cerveau jusqu’aux effets sur la vie en société de ses dysfonctions, en passant par les nouveaux espoirs de la science, des kilomètres de cordage suspendus entre le sol et le plafond, tout autour de la salle, relient les différents thèmes de l’exposition. Comme pour les réseaux de neurones qui meublent notre cerveau, tout est lié! C’est également ce que mettent en lumière les chercheurs invités dans le cadre de la série de conférences sur le cerveau, organisée en marge de l’exposition, en partenariat avec le centre de recherche CERVO. Quels sont les mystères du cerveau que l’on a découverts jusqu’à maintenant (Yves de Koninck), comment peut-on prévenir les maladies psychiatriques chez les adolescents (Pierre Marquet), et comment envisage-t-on de même prévenir le développement de la maladie d’Alzheimer, sont des questions auxquelles on trouve déjà réponse dans les balados créés à partir de ces conférences. Si la nouvelle compréhension qu’on a du « centre de commandes » de notre corps est déjà très impressionnante, l’idée qu’on puisse « lire » dans le cerveau l’est encore davantage! C’est précisément ce que nous expliqueront les chercheurs Christian Éthier (Neuro-ingénierie) et Pascale Tremblay (Neurosciences du langage) les 28 février et 14 mars prochain, respectivement. Et on peut encore réserver des places au coût de 10$ pour chacune de ces deux conférences! L’exposition Cerveau à la folie, quant à elle, fermera définitivement ses portes le 11 mars 2018. Il reste donc quelques jours encore pour entrer dans l’univers fascinant… de tout ce qui se passe entre nos deux oreilles! Pour en profiter pleinement en famille, on peut même profiter d’une programmation électrisante durant la [...]

Prévenir le «tsunami» numérique?

By |1 février 2018|

À l'occasion du symposium «Prévenir le tsunami numérique: un défi pour l'emploi dans la Capitale-Nationale», j'ai fait part des moyens que le Musée met en oeuvre quotidiennement pour relever les défis que posent le numérique, mais aussi pour soutenir la communauté au travers des importantes transformations qu'il engendre. Voici une version remaniée de mes propos. - Stéphan La Roche, DG Tsunami? Quelques nuances Un tsunami est une vague qui a pour origine un mouvement tectonique subit, provoquant le déplacement et les ravages d'un grand volume d'eau. Rappelons-nous cependant que l’avènement massif du numérique que nous observons aujourd’hui se distingue du tsunami en ce qu’il est anticipé de longue date : on a observé l’informatique prendre de plus en plus d’espace depuis maintenant 40 ans, que ce soit pour nous simplifier la vie, nous la faire voir différemment ou, reconnaissons-le, parfois pour nous la compliquer. Le numérique se distingue aussi du tsunami en ce qu’il n’est pas nécessairement ravageur. En revanche, là où la comparaison tient la route c’est qu’il faut s’y être préparé et qu’il change certains paysages. Pour le Musée de la civilisation, le numérique permet de poursuivre, renouveler et élargir notre mandat de diffusion de notre culture et des cultures du Monde via le Web et les médias sociaux. Il permet également la création d’expériences uniques, audacieuses et engageantes, comme la réalité virtuelle, les applications mobiles ou la participation citoyenne en salle ou en ligne. Notre engagement dans le numérique s’intéresse également aux compétences du personnel et à l’adoption de manières de penser et d’agir, propres à la culture numérique. Le site Internet du Musée en 1998. Et cet engagement n’est pas récent. Notre premier site Web a vu le jour en 1996. Vous voyez ici la version [...]

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L’art de plaire enfin expliqué !

By |6 décembre 2017|

À l’approche des Fêtes, on s’efforce tous de trouver les meilleures idées cadeaux pour tout un chacun, avec un succès variable… Comment s’assurer de faire plaisir à ses proches, et sans se ruiner ? […]

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Les Collections en ligne : comment tout a commencé.

By |14 novembre 2017|

Dans le cadre du lancement de nos Collections en ligne, nous l’équipe de projet, tenons à partager notre processus de réflexion et de production. Avec un projet d’une telle envergure, nous avons développé des savoirs d’intérêt pour la communauté muséale et culturelle. Notre expérience et notre démarche pourront certainement aider d’autres institutions dans leur cheminement numérique de diffusion des collections. Voici le premier billet de notre série. Nous y voilà! Nous présentons enfin (!) nos Collections en ligne. Après plusieurs mois de réflexion, de préparation et de travail, nous sommes fiers de partager notre cheminement. Ce projet a impliqué beaucoup de monde au Musée. Les souhaits et besoins étaient nombreux. Nous n’avons pas seulement mis des collections en ligne, ce que vous voyez sur notre site, c’est seulement la pointe de l’iceberg, c’est le résultat d’un changement de culture et de gestion. Ce projet d’envergure, c’est GIPA pour Gestion des informations patrimoniales et associées. Par lui, nous avons repensé notre manière de gérer et de diffuser nos collections. Mais comment tout ça a commencé? […]

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Archives et recherche aux Musées de la civilisation : des inquiétudes du milieu

By |7 juin 2016|

Plusieurs personnes ont exprimé dans les derniers temps des inquiétudes en regard de la salle de consultation des archives et du service de la recherche des Musées de la civilisation. Voici quelques éléments de réponse précisant le contexte des décisions du 31 mars 2016. Salle de consultation Nous sommes sensibles à vos inquiétudes quant à notre décision de fermer temporairement la salle de consultation des archives à partir du 23 juin. Cette décision découle d’une situation budgétaire complexe qui perdure depuis quelques années, causée notamment par des baisses successives de subventions et l’augmentation de certains coûts. Cette situation nous amène à recentrer nos activités sur la mission fondamentale des Musées de la civilisation, en particulier : consolider le mandat historique de notre programmation muséale; poursuivre le Chantier de conservation préventive des archives, dont les documents classés au registre Mémoire du monde de l’UNESCO; poursuivre le Chantier de numérisation des collections et des archives; augmenter la mise en valeur des collections en exposition et sur le Web avec la diffusion en ligne. Pour en savoir plus sur ces vastes chantiers, consultez les textes, photos et capsules vidéos sur notre site Web : https://www.mcq.org/fr/collections/grands-chantiers Ainsi, sur les 347 000 pièces composant les différentes collections d’archives des Musées de la civilisation, quelque 190 000 pièces ont subi un traitement particulier dans le cadre du Chantier de conservation préventive des archives. De plus, 5 200 objets, 21 000 documents, ainsi que 275 manuscrits et livres rares ont été numérisés dans le cadre du Chantier de numérisation des collections et des archives, grâce au Plan culturel numérique du Québec du ministère de la Culture et des Communications. À terme, la diffusion en ligne des collections et archives permettra à la communauté des chercheurs, ainsi qu’au [...]

Serge Bouchard et la relation amour/haine des Québécois avec le Nord

By |20 mars 2016|

Serge Bouchard, anthropologue Depuis toujours, les Québécois ont un rapport complexe avec l’hiver et le Nord. Serge Bouchard, lors de sa conférence sur la nordicité, a posé son regard d’anthropologue sur cette relation. Pour cela, il suit le fil historique des relations des Québécois avec le Nord et les autochtones. Il remonte jusqu’en 1900 où le Nord était l’obsession des Américains et des Européens jusqu’à aujourd’hui, où le territoire nordique tend à pencher dans l’oubli. Repenser le Nord Le Nord, qu’un énorme sol gelé? Une terre insipide? M. Bouchard invite le public à voir le Nord autrement. Après tout, il s’agit de l’un des plus beaux endroits au monde. Pourquoi alors le peuple québécois tend-il à le négliger, tout comme il tend à détester l’hiver? Cela amène M. Bouchard à évoquer l’obsession des Québécois pour le Sud et la chaleur. Les Québécois, les « enfants de l’hiver » et les « héritiers de ce territoire » tourneraient-ils le dos à leur identité? Le temps de la révolution M. Bouchard rêve d’un monde où les Québécois et les Canadiens apprécieront l’immense beauté, le sens et toute la profondeur du patrimoine nordique. Il invite à une révolution culturelle où les Québécois utiliseront des moyens créatifs de s’approprier le Nord et de le protéger. Un projet de société M. Bouchard évoque la possibilité d’un monde où le Nord est réclamé par amour et non pour l’argent. Depuis toujours, le Nord est considéré de manière unidimensionnelle autour de l’économie. La solution, selon M. Bouchard, est de faire du Nord quelque chose de plus prometteur, soit d’en faire un projet de société. Et vous, comment voyez-vous le Nord?   Cet article a été rédigé par Clarisse Bérubé, étudiante en journalisme à l'Université Laval.

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Elisapie Isaac décode sa nordicité

By |20 mars 2016|

Elisapie Isaac.Photo : Maurin Auxémery Finalement, le thème de la nordicité évoque une multitude d'imaginaires. On peut la ressentir à travers la science, le sport ou l'alimentation. Certains la rejettent, tout simplement. Alors que d'autres rendent cette nordicité vivante grâce à l'art et la musique. C'est en tout cas ce que nous démontrent les invités de la soirée nordique de Décoder le Monde, comme l'artiste et chanteuse Elisapie Isaac. Demander à Elisapie Issac ce que lui évoque la nordicité, c'est parler de son enfance et ses terres natales. Originaire de Salluit, au Nunavik, elle grandit dans la culture inuit. Comme elle le mentionne dans sa biographie, pour elle, « le Nord n’est pas à l’autre bout du monde, il est plutôt au centre du mien ». Avant même de décider d'emménager à Montréal il y a 15 ans, la musique l'a toujours accompagnée dans sa vie. « Mais ma première ambition en arrivant en ville était de composer », avoue-t-elle lors de notre entrevue. Ses textes, au départ écrits seulement en anglais, sont pour elle un moyen de « liberté intense », pour exprimer ses « états d'âme ». « Ma vie est une quête et j'ai trouvé dans la musique un moyen de m'exprimer ». Ses origines au cœur de sa création Toujours influencée d'un registre folk des années 60 et 70, « la belle du nord » comme on l'appelle, souhaite aussi raconter sa culture d'origine dans ses chansons. « La culture du Nord a toujours été à part, et mérite d'être reconnue », explique-t-elle. Elisapie Isaac a d'ailleurs réalisé le documentaire Si le temps le permet en 2003. Une réalisation très personnelle, où on l’accompagne dans le village de Kangirsujuaq, au bord de la mer arctique. Entre traditions et modernité du Nord, la chanteuse emmène le [...]

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Sports d’hiver : décoder la motoneige et le hockey

By |19 mars 2016|

Pourrait-on survivre à l'hiver sans les sports de plein air? Éléments phares de la nordicité, les loisirs et sports d'hiver font partie intégrante de la culture au Québec. Pour mieux décoder la motoneige et le hockey, les deux invités Guy Pépin et Benoît Melançon nous proposent une tout autre vision de ces deux activités. « Chez nous, c'est ski-doo! » Beaucoup se rappellent ce slogan publicitaire à l'époque des premières commercialisations de la motoneige. Au départ utilisée comme moyen de transport pour faciliter la circulation sur la neige, la motoneige est aujourd'hui devenue un sport d'hiver, voire même une attraction touristique. Guy Pépin, conservateur au Musée J.A. Bombardier. Pour Guy Pépin, grand admirateur de la création de Armand Bombardier, « la motoneige est bien plus qu'un sport ou qu'une industrie, c'est un mode de vie ». Grâce à quelques diapositives et archives publicitaires, le conservateur du Musée J. Armand Bombardier retrace l'histoire de ce que les gens appellent aujourd'hui le ski-doo. « La motoneige connait un syndrome du frigidaire », explique-t-il, « de nos jours, on confond son slogan publicitaire avec le nom de l'objet d'origine. Comme le frigidaire pour désigner un réfrigérateur ».       Parlez-vous le hockey? Benoît Melançon, professeur de littératures de langue française à l'Université du Québec à Montréal. Benoît Melançon, professeur de littérature à l'Université du Québec à Montréal,  a décidé de décoder la pratique du hockey à travers son langage. Car l'influence de ce sport national sur la culture québécoise est telle que ses expressions sont aujourd'hui utilisées dans la vie courante. Benoit Melançon lance très ironiquement, le doigt levé au ciel, « j'ai lu récemment dans la presse la phrase suivante : Béliveau purgeait une mineure sur le banc des punitions ». Fou rire dans [...]

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